Récit d'une petite expérience l’ors d’une sortie astrale qui ne dura pas plus de quelques secondes.

En un court instant je me suis senti projeter loin de tout et me suis retrouvé face à un homme qui était assis là devant moi sur un pas de porte d’un vieil immeuble délabré.

 

En une fraction de seconde, je compris toute la situation. j’entendais les gens qui étaient dans la rue qui parlaient et se moquaient de lui.

 

Cet homme à l’aspect d’un SDF, vêtu de vêtements qui me semblaient vieux et sale. Il était là, assis le regard vide sans aucun  mouvement n’y même clignements, les yeux fixaient sans relâche la route qui se trouvait devant lui.

 

En même temps je pouvais entendre les gens ou plus précisément leurs murmures ou pensées. Que fait-il encore là ? Pourquoi ne part-il pas ? Il pollue notre espace et il sent mauvais.

 

Je ne sais comment j’ai ressenti le besoin de me rapprocher de cet homme.

Je me suis assis à ses côtés sans dire un mot, j’ai posé ma main sur son épaule, continué à me taire et suis resté des heures comme cela.

 

Au bout de plusieurs heures, je connaissais tout de la vie de cet homme sans qu’un seul mots soient échangés entre nous, comme par magie.

Après tout ce temps, je lui dit : 

« Qu’attend tu mon ami ? » 

Il ne me répondit pas. Prostré sur lui même dans un silence des plus pesant. Une souffrance que je pouvais ressentir au plus profond de moi et qui me perturba terriblement.

 

Tout à coup, je me tourna sur ma gauche et pris une bouteille de vin ainsi qu’une bouteille d’eau et deux verres. Comment ils étaient venu, je n’en sais rien. 

Mais tout étant je pris les deux verres, la bouteille de vin et je me tournais vers cet homme et lui dit :

 

« Mon ami qu’attends tu ici ? Pourquoi restes-tu ainsi à attendre ? »

 Rien, aucune réponse. Je remis ma main sur son épaule et lui dit à nouveau : « Je ne connais pas la douleur qui se trouve en toi mais la devine, je peux l’imaginer. Et je sais qu’elle est insurmontable en cet instant. Je ne la connais pas pour ne pas l’avoir vécu, mais je suis là à tes cotés pour la partager avec toi. »

Je puis ressentir cette souffrance qui me déchirait au plus profond de mon être, cette douleur était si terrible, horrible, effrayante que je n’ose à cet instant précis après être revenu à moi même l’imaginer tellement c’est douloureux.

 

 

Alors je pris les verres et demanda à cet homme si il voulait un verre de vin, il me répondit qu’il était Musulman. Je lui servis un verre d’eau et pris pour moi un verre de vin.

Demandant à cet homme depuis quand il était là, il me répondit cela fais huit jours.

Je lui dit de boire un peu d’eau cela te fera du bien, ce qu’il fit et il me regarda  longuement et me dit : 

« Pourquoi es-tu là étranger ? »  je ne pu lui répondre que la vérité, « Je suis là parce que l’on m’a conduit à toi l’ami. » 

« Pourquoi dit tu être mon ami ? » « Parce-que cela est le cas, ne suis-je  pas ton ami ? » Il ne me répondit pas et se remis à fixer la route devant lui. Je suis resté à ses cotés cloué dans un silence qui dura plusieurs heures, je pense.

Quant tout à coup je lui dis : « Qu’attends-tu ? Pourquoi restes-tu ici ? Pourquoi tout ces gens se moquent-ils de toi? »

Après un long silence, il me répondit : « C’est mon fils. Mon fils est mort.

Il a été tué là devant moi à cet endroit précis. Je n’ai rien pu faire pour lui. »

 

Je me suis tu un long moment ne sachant quoi lui dire et après de longues minutes ou heures peut être je lui dis : « Prions, prions ensemble pour que ton fils puisse trouver le chemin qui le conduira à la paix. » Il ne me répondit pas. Alors je prononçais à voix haute : « Seigneur » à cet instant il me repris en me disant, « Halla », alors je lui dis : « Prions le Dieux universel. Celui qui entend les paroles de tout homme. » Il me répondit qu’il était d’accord.

 

Alors je prononçais : « Toi Père de tout homme, Toi qui entends et perçois chacune de nos prières. Je te demande de venir en aide en cet homme. Apaise sa douleur. Permet à son fils de trouver le chemin qui le conduira à toi. Non Père ne laisse pas cet enfant chercher son chemin, tends lui ta main, prends la sienne et réconfortes le. Père je te demande d’apaiser la douleur de se père qui vient de perdre son enfant. » 

 

C’est à cet instant que je compris pourquoi mon guide ma conduit auprès de cet homme. 

Je demandais à l’homme : « Comment t’appelles-tu ? » il me répondit : « Mon fils s’appelle allan ou allant (je ne sais pas comment cela s’écrit, désolé si je me trompe. » 

Alors je reformula ma question à l’homme et lui demanda à nouveau : « Comment toi t’appelles-tu ? » Il me répondit : « On ne m’appelle pas » Je ne sus que répondre à cela.

Plus tard je demandais à cet homme si il souhaitait que l’on aille boire un thé ou autre chose dans l’espoir de lui faire quitter ce lieu qu’il ne quittait plus depuis la mort de son fils. 

Il me répondit : « A quoi bon. Pourquoi t’efforces tu de me réconforter étranger, puisque les miens m’ont délaissés. » Je lui répondis : « J’ai été conduit à toi, je pense que cela à une raison et cette raison est de t’aider à trouver la paix. »

Il me demanda : « Qui ta conduit à moi ? Comment es-tu venu ». Puis je lui expliqua que j’était chez moi et quand un instant je me suis retrouvé devant lui. 

Il me demanda : « D’où viens tu ? » « De France » lui dis-je, et je rajouta : « Où on est ici ? » Il me dit : « Ici tu es en Syrie étranger. Tu as fais un bien long voyage pour moi. Que cela veut-il dire ? » Je lui répondis : « »A cet instant, mon Très cher Ami, je suis venu à ta rencontre pour te dire de ne plus te tourmenter pour ton fils, il est en paix. Toi aussi tu peux l’être si seulement tu pouvais accepter le fait que tu es décédé en même temps que ton enfant.Toutes tes souffrances disparaîtront et tu serais à nouveau auprès de lui. »

Il me regarda d’un air comme si j’était fou, mais en même temps je sentais que mes paroles lui plaisaient. Il se tu un instant et me dit : « Etranger, tu es venu de loin pour me dire cela. » « Non » lui répondis-je. « La distance qui te sépare à moi n’est pas plus longue que la longueur de nos deux mains lorsqu’elles sont l’une dans l’autre. »

Il me regarda, me souri et me dit : « Merci étranger, je ne vois plus ton visage il a disparu. A sa place je perçois la lumière des cieux. Merci à toi d’avoir fait ce long voyage pour me ramener vers mon fils. Qu’Halla, non, que ton Dieu veille sur toi mon ami. » Je lui répondis : « Mon Dieu n’est t’il pas le même que le tien ? » il me sourit et me dit : « Notre Dieu est le Père de tout homme » et il disparu. Parti rejoindre son fils.   

 

( Pour information : les personnes qui se moquaient de lui étaient des âmes errantes.)

 Didier.Guy

plume d'ange